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(enquête statistiques menée sur les performances
de TOUS les athlètes français de toutes les fédérations sur la saison
2006-07) |
Pour tordre le cou une bonne fois pour
toutes à une idée simpliste ! |
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Nous avons utilisé, pour cette étude, la base de
données des meilleures barres de TOUS les athlètes ayant
participé
à
un
championnat de Force pendant la saison 2006-07, quel que soit le niveau
du championnat, et quelle que soit la fédération. Vous connaissez cette
base de données, elle est publié tous les ans depuis 2005, c'est le fruit
d'un gros travail de compilation et de surveillance de l'actualité des
athlètes français, dont le but est de réunir tous les athlètes dans une
même liste, les débutants comme les champions du monde. |
Cette façon de procéder permet de "gommer" les
disparités de matériel et de règlement, et même
les performances "douteuses". A chaque performance d'athlète
correpond un pourcentage de poids de corps qui est calculé, puis
on calcule pour chaque catégorie la moyenne des pourcentages
de poids de corps soulevés par les athlètes concernés,
ainsi que, pour information, le meilleur pourcentage de poids de corps
de la catégorie. |
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Le
% de Poids de corps moyen que chaque catégorie d'athlète pousse |
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On obtient (après quelques heures) le tableau suivant
qui en soi est déjà très révélateur
: |
Première constatation: c'est chez les féminines
que le rapport au poids de corps est le plus bas: en moyenne, les
féminines sont à 100,73% de leur poids de corps,
alors que les athlètes masculins sont à 154,07%.
Les meilleurs rapports Barre/Poids de corps sont en moyenne de
165,29% chez les féminines, et de 261,11% chez les hommes. |
Deuxieme constatation: c'est chez les féminines des catégories
les plus légères que les rapports de poids de corps sont le plus
nettement élevés, avec une chute graduelle de la moyenne quand
on approche les catégories plus lourdes, alors que chez les hommes,
les performances en % de poids de corps restent sensiblement égales
d'une catégorie à l'autre (nous y reviendrons). |
Dernier constat: les catégories extrêmes (les
plus légères comme les plus lourdes) sont les moins performantes
au % de poids de corps, et c'est certainement là ce qu'il y a
de plus interessant. |
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Feminines |
Masculins |
Cat |
Moyenne des % de poids de corps |
Meilleur rapport poids de corps de la catégorie |
Nombre d'athlètes dans la catégorie de poids |
Moyenne des % de poids de corps |
Meilleur rapport poids de corps de la catégorie |
Nombre d'athlètes dans la catégorie de poids |
44 |
116,33% |
160,11% |
4 |
|
|
|
48 |
133,97% |
204,40% |
17 |
|
|
|
52 |
111,49% |
197,88% |
39 |
143,76% |
214,62% |
7 |
56 |
104,26% |
200,04% |
53 |
147,53% |
251,35% |
19 |
60 |
101,62% |
169,78% |
46 |
159,99% |
278,25% |
64 |
67,5 |
94,31% |
161,79% |
31 |
157,19% |
279,02% |
200 |
75 |
82,30% |
157,04% |
21 |
160,05% |
297,30% |
343 |
82,5 |
81,79% |
118,89% |
8 |
160,57% |
271,31% |
374 |
90 |
98,48% |
145,59% |
4 |
159,52% |
250,56% |
280 |
(90+) 100 |
82,70% |
137,36% |
9 |
157,07% |
297,74% |
223 |
110 |
|
|
|
156,99% |
250,74% |
112 |
125 |
|
|
|
153,88% |
214,52% |
38 |
125+ |
|
|
|
138,26% |
266,76% |
20 |
|
Transformé en graphique, la différence est on ne peut plus
nette: les deux graphiques se succèdent et vallent la peine qu'on
s'y arrête: |
Analyse des moyennes de chaque catégorie
en % de poids de corps |
|
Analyse des meilleures performances de chaque catégorie en % de poids
de corps |
Feminines |
Masculins |
On constate que les féminines poussent majoritairement un peu
plus que leur poids de corps (environ 110%) dans les catégories
légères (jusqu'aux -56kg) et que le rapport force/poids de corps
chute drastiquement dans les catégories de poids suivantes, ce
qui tend à faire penser que franchir les 70kg ne peut se faire
majoritairement (sauf quelques athlètes exceptionelles) que grâce
à une nette augmentation de la masse musculaire, au détriment du
rapport "poids / poussée". |
Chez
les masculins, on a une moyenne d'environ 140% de poids de
corps pour chaque catégorie de poids. Contrairement à ce que
l'on peut constater chez les dames, il y bel et bien une chute
du rapport "poids / poussée" ches les hommes dans les catégories
les plus lourdes, mais celle-çi reste assez marginale. Par contre,
elle devient très nette pour la catégorie des +125kg, ce qui
prouve bien qu'il y a une barre "seuil" chez les hommes comme
chez les dames au delà de laquelle seule une augmentation forte
du poids de corps peut permettre de progresser. Cette barre
se situe aux environs des 250kg. |
|
|
Feminines
|
Masculins
|
Quand
on considère uniquement
la meilleure performance de chaque catégorie de poids
exprimée en % du poids de corps de l'athlète on
constate un même phénomène chez les 2 sexes: la courbe est un
dôme qui s'éffondre rapidement : les catégories de poids légères
(44kg et 48kg) sont les plus performantes
en % de poids
de corps,
puis
le rapport "poids / poussée" chute régulièrement au fur et à
mesure que le poids de corps augmente, ce qui montre que plus
on est lourd plus il est difficle de "tenir la route" par rapport
à
son poids de corps. |
Chez
les messieurs la courbe est assez différente mais la conclusion
est assez semblable: on constate que les catégories les plus
performantes en % de poids de corps se situent entre les 75kg
et les 100kg, un peu comme si les catégories plus légères manquaient
peut-être de "solidité" structurelle pour soutenir les hauts
rapports de poids de corps, et comme si les "lourds" étaient
contraints de dépasser les barres seuil (environ 250kg) pour
soutenir la comparaison. Car c'est bien là que se situe le problème,
car des athlètes comme Herbert et Ligier aux performances hors
du commun n'arrivent pas à cacher le fait qu'au delà des catégories
de 110kg les athlètes n'arrivent plus à obtenir le même rapport
de poids de corps que les catégories plus légères: cela conforte
l'idée qu'il existe une barre "seuil", ou "limite" qui ne peut
être atteinte que par une augmentation non linéaire du poids
de corps de l'athlète. |
|
|
|
|
|
 |
Proportion d'athlètes à 150%, 200%, 250% de poids
de corps, par catégorie |
 |
|
| On peut aller plus loin: se demander, pour chaque catégorie de
poids, quelle est la portion des athlètes qui ont poussé 150%
de leur poids de corps et 200%, voir 250% de leur poids de corps. Ces seuils
montrent bien des choses. |
Masculins
|
Premier constat, le
fait de pousser une fois et demi son propre poids est un
fait frequent. 150% de poids de corps ne constitue pas
une difficulté sensible, sauf peut-être pour
les +125kg (nous y reviendrons).
|
La valeur symbolique
du "double de poids de corps" n'est atteinte
que par une petite 15e de pourcents chez les hommes, valeur à peu
près également répartie sur les catégories
de poids.
|
Par contre la valeur
des 250%, très rare (5% des athlètes au maximum)
est essentiellement "réservée" aux
catégories légères, jusqu'aux -60kg,
et disparait quasiment au delà.
|
Il y a cependant une
constatation qui met à mal l'idée selon laquelle on peut
juger les barres soulevées
au % de poids de corps: à partir des +125kg on a une nette
baisse de la part des athlètes ayant atteint 150% (on passe
de la moitié des athlètes au quart), et il n'y a plus que
5% des -125 qui atteignent les 200%, et un seul 125+ pour
la saison 2006-07 (Richard Ligier, 0,20% des athlètes de
sa catégorie). C'est quand même la preuve qu'il y a un
seuil au delà duquel le rapport au poids de corps n'a plus
de sens. |
|
Feminines
|
C'est chez les dames
que l'on voit le plus clairement que plus le poids de corps
est élevé plus il est difficile de tenir l'argument qu'on
peut utiliser le % de poids de corps pour comparer les
athlètes: ce qui est discernable chez les
hommes devient criant chez les dames. Mis à part
les -44kg qui sont peu nombreuses (4) mais à un très haut
niveau, on constate que 17% grand maximum des féminines
atteignent 150% de leur poids de corps, et que la moyenne
des athlètes à ce niveau là est plutot de 6%.
|
Deuxième constatation,
la capacité à
atteindre les 200% de poids de corps (10% des hommes) est
rarissime chez les dames, et totalement absente au delà des
-56kg. Cela montre bien qu'il existe chez les dames aussi
un poids de corps "seuil" au dela duquel il est très difficile
de "tenir la route" au petit jeu du % de poids de corps.
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|
|
| Categorie |
Proportion d'athlètes de chaque catégorie |
|
|
|
Dames |
Messieurs |
|
|
|
150% |
200% |
150% |
200% |
250% |
Nombre d'athlètes féminines |
Nombre d'athlètes masculins |
| 44 |
50,00% |
|
|
|
|
4 |
|
| 48 |
17,65% |
5,88% |
|
|
|
17 |
|
| 52 |
7,69% |
0,00% |
42,86% |
14,29% |
|
39 |
7 |
| 56 |
7,55% |
1,89% |
31,58% |
15,79% |
5,26% |
53 |
19 |
| 60 |
6,52% |
|
50,00% |
20,31% |
6,25% |
46 |
64 |
| 67,5 |
3,23% |
|
54,50% |
12,50% |
2,00% |
31 |
200 |
| 75 |
4,76% |
|
59,18% |
13,70% |
0,87% |
21 |
343 |
| 82,5 |
|
|
60,70% |
13,37% |
0,53% |
8 |
374 |
| 90 |
|
|
61,07% |
11,07% |
0,71% |
4 |
280 |
| 90+ /100 |
|
|
56,50% |
10,76% |
0,90% |
9 |
223 |
| 110 |
|
|
58,04% |
12,50% |
0,89% |
|
112 |
| 125 |
|
|
63,16% |
5,26% |
|
|
38 |
| 125+ |
|
|
25,00% |
0,20% |
0,20% |
|
20 |
|
|
Voici
les mêmes
données représentées graphiquement, c'est
bien plus parlant:
|
Feminines |
Chez les
dames on constate l'incroyable chute du nombre d'athlètes ayant atteint
150% de leur propre poids de corps (couleur orange). Deuxième
fait marquant, le nombre de féminines à 200% de
poids de corps est faible (sans jugement de valeur bien sûr):
et disparaît quasiment au delà des -60kg (il ne
reste que les athlètes exceptionelles que sont par exemple
Leila Duhem et Catherine Gerard). |
|
 |
Masculins |
Chez les
messieurs, la chute du rapport "poids / poussée" est néanmoins
visible dans les catégories les plus lourdes. On constate que
plus de la moitié des hommes de chaque catégorie atteignent les
150% de poids de corps, sauf chez les "lourds" et les "poids
plumes" pour des raisons que nous proposons plus bas. On constate
aussi que seuls 20% maximum des masculins par catégorie atteignent
le mythique 200% de poids de corps, et cela chute aussi rapidement
au fur et à mesure qu'augmente le poids de corps. Quant au seuil
incroyable des 250% de poids de corps, la tendance est la même,
et la chute commence dès les 67,5kg, comme si au delà de cette
catégorie de poids il devenait quasi impossible d'atteindre un
tel rapport "poids / poussée". |
|
|
|
Pour finir, voici la
proportion des athlètes du Club150kg qui ont atteint les seuils de
200% de poids de corps et plus: |
Même si l'échantillon
"Club150kg" est moins représentatif que tous les athlètes d'une saison,
on constate plus nettement qu'à
partir des -90kg il y a une nette baisse du rapport "poids / poussée"
que représente chaque performance. |
| Cat |
nb |
Athlètes à 200% |
Athlètes à 250% |
Athlètes à 300% |
Moyenne % poids de corps |
| 60kg |
6
|
6 |
6 |
0 |
269,79% |
| 67,5kg |
39
|
39 |
10 |
1 |
240,67% |
| 75kg |
131
|
133 |
5 |
0 |
273,04% |
| 82,5kg |
315
|
157 |
4 |
0 |
203,36% |
| 90kg |
439
|
111 |
1 |
0 |
188,54% |
| 100kg |
391
|
61 |
4 |
0 |
177,86% |
| 110kg |
250
|
31 |
1 |
0 |
170,08% |
| 125kg |
117
|
4 |
1 |
0 |
156,91 |
| 125+ |
59
|
1 |
1 |
0 |
143,47% |
|
|
|
Il existe donc un seuil de poids de corps qui met
KO l'idée que
le % de poids de corps permet de comparer les athlètes. A partir
d'un certain poids de corps il devient extrêmement difficile d'atteindre
les 150% et 200%. Chez les hommes, le poids de corps "seuil" se
situe aux alentours des catégories de -125kg, et chez les dames
il arrive très
vite, dès
les -60kg. Il serait absolument pationnant d'approfondir la question pour
en
trouver
les causes biomécaniques: nous proposons quelques pistes en forme
d'évidences: |
|
Elements
d'explication d'une non-linéarité des rapports entre poids
de corps et force |
Quelques
pistes possibles pour expliquer pourquoi l'athlète
2X plus lourd ne pousse pas forcément 2X plus que son concurrent. |
 |
Capacité cardiaque |
|
 |
Les leviers des tendons |
Le coeur d'un
athlète de -125kg n'est pas
2 fois plus volumineux ni 2 fois plus capable d'alimenter les muscles
que celui d'un athlète de -67,5kg. |
|
On n'est pas non
plus égaux face aux insertions des tendons qui créent des leviers
+/- efficaces
et qui sont déterminés à la naissance: il n'y a aucun interêt à
être lourd si nos tendons sont très proches. |
 |
le problème des combinaisons de force. |
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|
Il est confirmé par les coparaisons entre les performances RAW et
équippées que les athlètes les plus légers tirent plus partie de leur
équipement que les athlètes les plus lourds. Les combinaisons de force
aggravent encore plus le calcul. |
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|
|
|
|
|
|
|
Les
facteurs de Force indépendants du poids de corps |
 |
Niveau Neuromusculaire |
|
 |
Repartition des types de fibres |
Il en va de même de la
capacité à générer de l'influx qui
n'est pas proportionelle au poids de corps, mais le fruit de l'adaptation
par
l'entraînement et des aptitudes innées. Ainsi, un athlète
peut très bien avoir une grosse masse musculaire mais s'il a une production
d'influx peu efficace la performance au % de Poids de Corps en patira.
Par contre, dans le cas inverse, on aura des barres hallucinantes. |
|
Génétiquement déterminée et
indépendemment de notre poids, nous avons un ratio entre les fibres
d'endurance et celles
de puissance (pour simplifier) qui fait de nous des gens naturellement
plus aptes soit à la force ou à la course. Le Type IIAB (capable
de s'adapter) ne change que peu la donne. |
 |
Conductivité musculaire |
|
 |
Amplitudes et dimensions |
|
Generer beaucoup d'influx est
une chose, avoir un muscle capable de recruter, grace à cet influx,
une grande proportion
de fibres en est une autre: à ce niveau, la conductivité de la
plaque motrice qui fait le lien entre le motoneurone et les fibres
est essentielle. L'innervation intramusculaire (qui permet de recruter
les unités motrices) n'est pas non plus égale entre les individus. |
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|
Indépendemment de son poids, l'athlète le plus désavantagé
sera celui qui a les bras les plus longs, le buste le moins profond,
les épaules les plus larges (non-soutenues par le banc). A l'inverse,
une grosse cage, un dos épais, des bras relativement courts proportionellement
sont un avantage évident. |
 |
Ratio Graisses / Muscle |
|
|
|
L'évidence même qui montre combien un poids de corps
ne signifie pas grand chose, surtout pas pour mesurer la masse de
muscles: on le sait bien. Mais c'est un autre débat, il appartient
aux athlètes de "sécher"... |
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|
|
|
 |
L'indice
Wilks comme correctif de ce constat
|
 |
|
|
 |
Imaginons un athlète
jugé à la fois au % de poids de corps (bleu) et à l'indice (rouge):
on voit bien que pour la même performance, si l'athlète est plus léger
(à gauche) il sera bien plus avantagé au % de poids qu'à l'indice. |
Un dessin vaut mieux qu'un long
discours: voici les coubres de PCT et de total de point d'indice
pour une barre à 150kg.
La courbe bleue coupe la ligne "100" à 150: cela
signifie qu'un athlète pesant 150kg et poussant 150kg pousse
100% de son poids de corps. C'est pour cela que la courbe bleue coupe
la ligne 200 à 75kg... |
On a choisi 150kg pour le symbole (club150kg), mais
la courbe ne change en fait pas, quel que soit le poids de barre
selectionné, car les rapports restent les mêmes. Seuls vont changer
le point de rencontre à 100% de poids de corps, mais l'équation des
2 courbes reste bien sur la même, seules les coordonnées changent. |
On voit bien que dans les 2 cas les athlètes les
plus légers sont forcément avantagés. Cela montre combien les compétitions
de reps "au poids de corps" sont un non sens car personne ne s'y
risque au delà de 100kg. |
| Par contre, le rapport au %de poids de corps avantage
très très nettement les athlètes les plus légers, alors que la courbe
de Wilks fait de même mais dans une plus humble proportion. |
|
|
Tout le monde sait bien que le % de poids de corps n'est pas utilisé
pour jauger les athlètes. Nous en avons maintenant les chiffres. C'est
la raison pour laquelle les "indices" sont utilisés (Wilks, Reshel, etc.),
car ils "gomment" les différences, en mettant en avant les athlètes les
plus légers, certes, mais surtout les barres les plus lourdes, prenant
en compte le fait qu'il y a plus d'athlètes en france de 67,5kg qui poussent
135kg, que d'athlètes de 125kg qui poussent 250kg. |
Pour illustrer notre propos nous avons inventé une
feuille de match fictive mettant face à face des duos d'athlètes dont
le poids de corps est rigoureusement
le double l'un de l'autre (un 67,5 contre un 125 par exemple). Nous avons
ensuite cherché la barre que chacun devait faire pour obtenir grosso-modo
le même score à l'indice (environ 114) et les résultats sont édifiants.
Nous avons rajouté une colonne donnant le % de poids de corps que représente
la barre soulevée pour chaque athlète. On se rend donc compte que plus
l'athlète est lourd moins il a besoin de pousser "lourd" comparativement
à son poids de corps pour atteindre le même score que l'athlète qui ne
pèse que la moitié de son poids. |
|
| 1er exemple: Quelle barre doit faire un athlète 2X plus lourd qu'un autre
pour atteindre le même score à l'indice Wilks ? |
|
NOM |
Prénom |
Sexe |
Date de |
Age |
Cat. |
Poids |
Cat. |
Indice |
1er Essai |
2e Essai |
3e Essai |
TOTAL |
Clas. |
Indice |
|
% poids de corps |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Poidsplume |
Armand |
M |
05/06/67 |
40 |
MASTER 1 |
55 |
- de 56 kg |
0,9267 |
115 |
122,5 |
122,5 |
122,5 |
NAT |
113,52 |
|
222,73% |
| Grandcostaud |
Jacques |
M |
08/12/71 |
36 |
SENIOR |
110 |
- de 110 kg |
0,5885 |
192,5 |
192,5 |
192,5 |
192,5 |
IR |
113,29 |
|
175% |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Petiteminette |
Jacqueline |
F |
14/12/69 |
38 |
SENIOR |
45 |
- de 48 kg |
1,3868 |
75 |
80 |
82,5 |
82,5 |
Int. B |
114,41 |
|
183,33% |
| Belleplante |
Sophie |
F |
15/06/81 |
26 |
SENIOR |
90 |
- de 90 kg |
0,8641 |
115 |
120 |
132,5 |
132,5 |
Int. B |
114,49 |
|
147,22% |
| |
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
|
| Bellalaplage |
Catherine |
F |
23/05/86 |
21 |
ESPOIR |
67,5 |
- de 67.5 kg |
1,0206 |
105 |
110 |
112,5 |
112,5 |
NAT |
114,82 |
|
166,67% |
| Rayonnante |
Pauline |
F |
14/09/56 |
51 |
MASTER 2 |
125 |
+ de 90 kg |
0,7939 |
130 |
140 |
145 |
145 |
Int. A |
115,12 |
|
116,00% |
|
|
| 2e exemple: pour des athlètes de même catégorie de
poids, quel écart
de points d'indice obtient-on quand chacun fait exactement 200% de son
poids de corps ? On voit que dans 3 comparaisons sur 4 c'est l'athlète
qui a fait la barre la plus lourde qui est déclaré vainqueur, meme s'ils
ont tout deux atteint rigoureusement 200%. |
| Seulement il y a une exception (que nous avons surligné): c'est
le cas des masculins de -56kg: on voit bien que le vainqueur a pourtant
soulevé moins lourd que son adversaire, même si tous deux
ont fait 200% de leur poids de corps: la raison est due au fait que l'indice
wilks favorise à performance relative égale la barre la plus
lourde, sauf pour les athlètes les plus légers.
C'est là le meilleur compromis, car il prend déliberement
le contre-pied de la courbe que nous avons montré plus haut: |
 |
|
A performance de % de poids de corps égale, le calcul
à l'indice favorise les athlètes des catégories les plus légères (jusqu'aux
-60kg) |
 |
|
A performance de % de poids de corps égale, le calcul à l'indice
favorise les athlètes ayant poussé la barre la plus lourde, de façon
à gommer la difficulté qu'ont les athlètes "lourds" à pousser autant
que les autres au % de poids de corps. |
|
|
|
NOM |
Prénom |
Sexe |
Date de |
Age |
Cat. |
Poids |
Cat. |
Indice |
1er Essai |
2e Essai |
3e Essai |
TOTAL |
Clas. |
Indice |
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% poids de corps |
| Démonstration qu'à % de poids de corps égal, la barre
la plus lourde est favorisé à l'indice Wilks. |
Fortinbras |
Fabrice |
M |
01/01/75 |
33 |
SENIOR |
125 |
- de 125 kg |
0,5698 |
190 |
200 |
200 |
250 |
Int. A |
142,45 |
|
200% |
| Petitcostaud |
Formidable |
M |
02/04/74 |
34 |
SENIOR |
120 |
- de 125 kg |
0,5749 |
135 |
142,5 |
147,5 |
240 |
Int. A |
137,98 |
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200% |
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| Petiteminette |
Jacqueline |
F |
14/12/69 |
38 |
SENIOR |
45 |
- de 48 kg |
1,3868 |
75 |
82,5 |
82,5 |
90 |
Int. A |
124,81 |
|
200% |
| Belleplante |
Sophie |
F |
15/06/81 |
26 |
SENIOR |
42,5 |
- de 48 kg |
1,4402 |
125 |
130 |
132,5 |
85 |
Int. B |
122,42 |
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200% |
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| Plutosympa |
Carole |
F |
26/07/88 |
19 |
ESPOIR |
75 |
- de 75 kg |
0,9506 |
140 |
145 |
150 |
150 |
NAT |
142,59 |
|
200% |
| Prefereladanse |
Sandra |
F |
17/11/79 |
28 |
SENIOR |
70 |
- de 75 kg |
0,9948 |
140 |
145 |
145 |
140 |
Int. A |
139,27 |
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200% |
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Contre exemple réservé aux catégories
de poids les plus légères. |
Poidsplume |
Armand |
M |
05/06/67 |
40 |
MASTER 1 |
55 |
- de 56 kg |
0,9267 |
117,5
|
120
|
122,5
|
110 |
NAT |
101,94 |
|
200%
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| Grandcostaud |
Jacques |
M |
08/12/71 |
36 |
SENIOR |
52,5 |
- de 56 kg |
0,9715 |
185
|
187,5
|
192,5
|
105 |
REG |
102,01 |
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200%
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Les
différentes formules "correctives"
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Les formules qui permettent de corriger l'inadequation
du % de poids de corps pour juger des athlètes de poids différents
sont vieilles comme le monde. La toute première était
celle de Bob Hoffman de la York Barbell Company. Hoffman était
haltérophile, et impliqué dans le milieu pendant près
de cinquante années (des années 30 aux années
80). Déjà à l'époque, le principe était
le même qu'aujourd'hui (multiplier le total soulevé par
l'indice correspondant au poids de corps). On parlait à l'époque
d'un "total corrigé". Cette formule était
basée sur le principe mathématique de l'auto-similarité.
La base théorique derrière ce calcul était le
principe des 2/3: la force et le poids de corps n'augmentent pas
de façon parallèle, mais selon un rapport de 2/3 -
1/3. L'augmentation de la masse corporelle se fait selon le cube
de la longueur des segments, alors l'augmentation corrolaire de la
force ne se fait qu'au carré de la même valeur. D'ou
l'idée de diviser par le total par le poids de corps, et ensuite "corriger" le
rapport en ajoutant un tiers du poids de corps. La Formule de Hoffman
a été la première utilisée en Force Athlétique
car cette dernière est un rejeton indépendant de l'haltérophilie.
Ainsi, les powerlifters ont utilisé la formule de Hoffman
venue du monde de l'haltérophilie. Mais elle ne fonctionnait
pas si bien en Force qu'en Haltéro, car elle favorisait toujours
les athlètes les plus lourds, et de beaucoup. Tout allait à peu
près bien pour le Squat et le Soulevé de Terre qui
ont une parenté indirecte avec l'haltérophilie, mais
pas du tout avec le Développé Couché. C'est
la raison pour laquelle une formule adaptée fut recherchée,
fondée cette fois ci non pas sur une base théorique,
mais sur une étude des performances des athlètes (plus
empirique donc).
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Lyle Schwartz est un powerlifter, impliqué dans
l'association centenaire du sport amateur américain (AAU)
en tant qu'athlète et officiel. Pour mémoire, c'est
l' AAU qui a permit à la FA de s'officialiser dès 1964.
Ce qui est peu connu sur la Formule du Dr Lyle Schwartz (et c'est
lui-même qui l'explique) est le fait qu'elle est fondée
sur des totaux en Force Athlétique 3 mouvements totalement "artificiels":
en fait, puisqu'à l'époque de sa création, la
Force n'en était qu'à ses balbutiements et les compétitions
rares, du coup, Schwartz a utilisé les records des mouvements
uniques pour les fusionner et créer des "totaux" (Sq
/ Sdt / Dc) cumulant les performances d'athlètes différents
(sic!). Il parle d'un "powerlifter idéal". Il a
ensuite pointé les records sur une courbe et extrapolé les
points intermédiaires (théorême interpolateur)
pour obtenir les valeur "virtuelles" des "records" pour
des incrémentations de poids de corps de 100gr. En gros, si
le record d'un athlète de 50kg est de 60kg, et que le record
d'un athlète de 56kg est de 70kg, alors celui d'un athlète
de 53kg devrait être de 65kg, et ainsi de suite. Bien sur,
cet exemple ne doit pas laisser penser que la courbe est linéaire.
La surprise est venue quand Schwartz s'est rendu compte que la formule
avait toujours une validité même quand les totaux (d'athlètes
réels et uniques cette fois) ont commencé à augmenter.
Il existe une version "Masters" de cette formule. La formule
a été supplantée par celle de Wilks, mais reste
toujours utilisée.
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Quand on mentionne la formule de Siff, il
faut surtout bien clarifier de quelle formule on parle, car en
fait il en existe 3 ! Une formule venue d'Afrique du Sud. Enoncée
en 1971, La formule de Siff (scientifique du sport) fut établie
en partenariat avec McSorley, un étudiant en école
d'ingénieur. Elle fut fondée dans sa première
version sur la base des records du monde d'haltérophilie
de la période 1968-1971, et ce jusqu'à la catégorie
des -110kg. Elle fut réactualisée en 1998 avec cette
fois çi la moyenne des dix meilleures performances de tous
les temps pour chacune des 11 catégories de poids, mais
toujours en haltérophilie. A la même époque,
il travaillait sur une formule particulière à la
Force athlétique, cette fois çi basée sur
les données recueillies jusqu'à l'année 1987.La
particularité de la formule de Siff pour le powerlifting
est qu'elle existe à son tour en 3 versions, chacune spécifique
au mouvement (Sq / SdT / Dc). La valeur exprimée par la
formule de Siff correspond en fait au % de cette valeur par rapport
au record du monde trans-fédéral de la catégorie
concernée; en clair, si vous obtenez un chiffre de 0,93,
cela signifie que vous avez atteint 93% de la meilleure barre jamais
validée dans votre catégorie, et si vous obtenez
1, vous savez à quoi vous en tenir ! Elle a ceci de particulier
qu'elle a permit de trouver le poids de corps "optimal" pour
les hommes (61,52kg) et pour les dames (50,02kg) pour lequel le
rapport force-poids est le plus élevé.
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Entrevue
Exclusive de Robert Wilks pourle Club150kg !
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